yvesmillou délégué |
Bonjour à tous,
Le vote d'aujourd'hui a eu lieu, et n'a pas retenu la proposition que certains (dont moi-même) avaient faite d'une proposition d'un groupe de travail sur le diaconat féminin. Je ne m'en émeus pas plus que cela, car de nombreuses autres propositions ont révélé la réactivité de notre assemblée, mais je voulais juste redire - il me semble que tous ne le savent pas - que cette proposition avait été rendue plus crédible du fait de la publication en décembre dernier du motu proprio de Benoit XVI, Omnium in mentem, qui "modifie la qualification théologique du diacre, de façon à mieux la distinguer de celle du prêtre et de l’évêque. Ce Motu Proprio modifie l’article du Code de droit canonique concernant le sacrement de l’Ordre, dissociant la définition du diaconat de celle maintenue pour l’épiscopat et le presbytérat. Jusqu’ici, le canon 1008 du Code disposait que, comme le prêtre et l’évêque, le diacre reçoit, par son ordination, les trois fonctions traditionnelles du ministère ordonné – enseignement, sanctification et gouvernement –, qu’il remplit « en la personne du Christ Chef ». Ce ne sera plus le cas pour les diacres, cette triple fonction étant réservée aux prêtres et évêques. Au canon 1009 on ajoute un troisième paragraphe précisant que le ministre ordonné au sacerdoce ou à l'épiscopat reçoit mission et faculté d'agir "in persona Christi", tandis que les diacres servent la communauté dans la diaconie de la liturgie, de la Parole et de la charité" (voir ici)
Et voici ce qu'écrivait Isabelle de Gaulmyn dans la Croix le 15/12/2009 (ici): "Sans doute aussi la modification annoncée mardi 15 décembre répond-elle à une volonté du pape, en cette Année sacerdotale qu’il a suscitée, de marquer la spécificité du ministère presbytéral par rapport au diaconat. Et de ne pas laisser d’ambiguïté sur la place du prêtre dans l’Église, lui qui seul peut aujourd’hui exercer cet office du Christ « tête », pour reprendre l’expression utilisée par le droit canonique.
Reste que, si un jour, la question de l’admission des femmes au diaconat devait être réexaminée, ce motu proprio viendrait changer la donne : l’un des obstacles invoqués jusqu’ici contre le diaconat féminin était le fait que le sacrement de l’ordre donne la possibilité d’agir « en la personne du Christ Chef » : l’argument, qui demeure pour le ministère presbytéral (le Christ était un homme, non une femme), ne peut désormais plus valoir pour le diaconat".
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