Voici quelques réflexions qui ont été communiquées à l'occasion de la session de février, toujours pour alimenter la réflexion de tous, notamment les délégués.
A été évoquée l'organisation du diocèse de Poitiers et son expérience des communautés de base. On peut retrouver plus déléments dans les livres cosignés par Mgr Albert Rouet: Vers un nouveau visage d'Eglise, tomes 1 et 2, et Un nouveau visage d'Eglise.
Voici quelques éléments sur la situation dans le diocèse de Poitiers:
Poitiers, Communautés locales
Poitiers, Les assemblées dominicales
Poitiers, Assemblées de prière par fichiers
Une expérience en Bretagne sur la mise en place de liturgies pour les communautés se rassemblant le dimanche:
Réflexion sur les ADAP en Bretagne avec
Historique et bilans de l'expérience bretonne
Un article de Témoignage Chrétien reprend ces questions que se pose l'épiscopat français:
TC Assemblée des évêques 2009 ; une réflexion transmise par Didier Lacheray sur les communautés chrétiennes:
Réflexion de Guy de Longeaux
Un extrait du livre de Christoph Theobald, Vous avez dit vocation ?, avec cette phrase: "Entendre un appel singulier, exercer son "métier" d'homme, accéder gratuitement à une source d'énergie qui irrigue discrètement l'humanité et l'Eglise". Question des ministères:
Theobald les projets et l'inattendu
Conférence du Cardinal Rylko lors du Vème colloque de Rome: "Le nouveau style de collaboration entre prêtres et laïcs dans les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles: quel bénéfice pour l'Eglise?
Prêtres et laïcs dans la mission, conférence du cardinal Rylko
Au cours de ce même colloque, intervention de Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans:
Prêtres et laïcs dans la mission, conférence de Mgr Le Saux
Réunie le 28 novembre 2009, la Mission de la Mer a rédigé une adresse au synode diocésain, "Allez au large":
La question du synode se retrouve dans d'autres diocèses de France, avec d'autres réponses:
Réflexions de Pierre Jay sur le cahier synodal, le 7 novembre 2009, destinées à Annie Charlet (Chrétiens dans l'Enseignement Public) et Didier Lacheray (Point 1), publiées avec l'aimable autorisation de leur auteur
Synode de Rouen
Quelques réflexions à partir du Cahier Synodal
Saluons d’abord l’effort de synthèse de ce Cahier de près de 60 pages qui reflète et organise quelque 500 réponses – c’est énorme ! - d’équipes de réflexion qui se sont manifestées, et qui témoignent de l’écho soulevé par le synode.
D’emblée ce Cahier présente la démarche de l’Eglise en synode comme « au service d’un monde aimé de Dieu ». De fait toute l’Introduction et la première partie « Vivre et témoigner de l’Evangile » apparaissent très prometteuses. Elles expriment une large ouverture, une perspective d’accueil et d’espérance, assez dans l’esprit de la Constitution conciliaire Gaudium et spes d’ailleurs citée en exergue de cette première partie.
On éprouve, du coup, quelque malaise à déboucher ensuite, comme dans une démarche inverse, sur « la Paroisse » comme une structure. A vrai dire ce n’est pas une surprise :
1- un synode ne pouvait tout traiter, et la paroisse était déjà au coeur de la réflexion
2- plus positivement (quoique beaucoup trop vite cf II,1-2 p.25) la paroisse est définie comme un lieu stable, ne relevant pas du choix de chacun mais ayant puissance d’être lieu d’accueil pour tous. Cette dimension d’Eglise est importante.
Mais où il y a ambiguïté et comme un malentendu c’est le lien immédiatement affirmé entre la ‘paroisse’ et le ‘curé’, càd en termes d’institution stricte, comme si c’était intangible, Cela décourage de chercher plus loin les éléments d’ouverture qui se retrouvent pourtant largement encore mais dispersés et mal exploités dans la suite, surtout partie IV sur les ministères, et déjà p.26 (II,6,7et10). Et d’autre part la paroisse « Horizon 2005 » y est définie comme une « communion de communautés », ce qui ouvre sur un avenir.
Pour me borner à l’essentiel, il me semble qu’il serait très souhaitable d’approfondir sérieusement au synode la réflexion sur deux axes majeurs :
1) – Les Ministères : cf p.47 IV,15 : « Certaines responsabilités seront reconnues comme des ministères dans notre diocèse. Un ministère est un service confié à un membre de l’Eglise par l’évêque, principe et fondement de l’unité dans son diocèse ». La définition en est clairement donnée en IV,17 : mission d’Eglise précise, responsabilité reconnue, pour un mandat, par lettre de mission, dans la durée (3/5 ans ?) renouvelable (une fois ?).
Le fondement de tels ministères est évoqué à plusieurs reprises dans le Cahier comme lié aux sacrements de l’initiation chrétienne, càd baptême et confirmation, capables de fonder et porter des ministères. On aimerait un sérieux approfondissement théologique.
Mais une réserve fondamentale : ce n’est pas au ‘curé’, c’est à l’évêque, responsable de l’Eglise du diocèse, qu’il reviendrait de donner lui-même mission. L’avis du curé ou du prêtre responsable est possible, mais en droit et en pratique, outre sa responsabilité, l’évêque en son Conseil a une meilleure distance d’appréciation.
Sur leur mode de désignation, on peut hésiter devant un processus d’élection… malgré quelques expériences encourageantes dans la désignation de représentants au synode. <Mais à proscrire en tous cas pour des ministères cette formule de II,42 (p.34) :’ le curé s’entoure de collaborateurs laïcs’>
Quant à la formation nécessaire ou souhaitable le Cahier manifeste à juste titre le regret de l’effacement du FLER qui en avait reçu mission à la suite du précédent synode.
NB : :il est beaucoup parlé du ‘curé’ mais bien peu du ‘prêtre’. C’est dommage. Nul ne devrait contester que le prêtre soit : au centre de l’Eucharistie, serviteur de la Parole, et homme de la communion (indépendamment de ses charismes personnels), à la limite où qu’il soit en fonction.
2) -Les « communautés ecclésiales ». « Horizon 2005 » en a établi l’existence dans sa définition de la paroisse « communion de communautés ». Elles sont définies en III (p.35 avec référence à Lumen Gentium). La paroisse n’élimine donc pas les « communautés » des paroisses anciennes qu’elle rassemble. C’est important, et on peut souhaiter que le synode réfléchisse davantage sur leurs relations au sein et avec l’ensemble de la paroisse, et notamment au plan de l’Eucharistie. Leur rôle de présence au monde est fortement souligné, mais elles se définissent surtout par la proximité géographique.et les réalités humaines qui s’y manifestent.
Or le Cahier note aussi qu’existent des communautés de chrétiens liées à d’autres lieux et réalités de vie. Il s’inquiète même (p.9) d’une moindre attention qu’au précédent synode à l’action des chrétiens dans la société. De fait il n’y a nulle référence à des mouvements encore existants (Mcc,Aco...), éventuellement de type professionnel ou familial, < mais sont curieusement citées en III,25 les aumôneries, càd des formes déjà d’institution ecclésiale >.
D’autres groupes de chrétiens sont reconnus aussi comme se rattachant à un type d’expérience ou une sensibilité spirituelle. Et on ne peut pas oublier non plus la variété des groupes bibliques qui continuent de se multiplier.
Tous ces groupes ou communautés variés qui existent, se construisent ou se cherchent aujourd’hui peuvent-ils, dans le respect de leur légitime diversité, être aidés par la réflexion du synode à créer des liens d’Eglise entre eux parfois, ou avec des communautés larges comme les paroisses d’aujourd’hui, voire directement avec le diocèse garant de la communion ecclésiale qui est « un signe pour le monde » (P.Duval, oct.2000, p.32) ?
Bref, sur ces points, comme sur d’autres, saurons-nous à l’invitation du synode (p.41) « redoubler d’imagination et d’initiative pour donner à notre Eglise de vivre et témoigner de l’Evangile » ?
Le 7 novembre 2009 Pierre Jay
Présentation de l’équipe.
Elle est constituée de 13 amis se retrouvant pour partager autour de la bible. Ce groupe comprend 2 religieuses et 1 laïc recommençant. Les liens avec le couvent sont étroits
Désormais, une minorité de laïcs fréquente habituellement la paroisse. Cependant plus de la moitié du groupe assure un service d’Eglise dans cette paroisse.
Quelques représentations ayant eu une influence sur nos discussions.
Qu’est ce que l’Eglise ?
But du synode.
Rôle(s) du prêtre?
Qu’est ce qui semble important là où vous vivez pour que l’Evangile soit vécu et annoncé ?
o Pour annoncer l’Evangile il est nécessaire de
§ Mettre le christ au centre de nos vies ; prières- lecture de l’évangile- mettre celui-ci dans nos vies.
§ être présent
§ vivant
§ ouvert
§ accueillant Exemples :
· Un sourire à l’étranger qui s’assoit près de nous.-
· Se parler sur le parvis
· Tasse de café chez l’un ou l’autre après la messe. On y parle un peu de tout… y compris de l’homélie, de l’évangile…. Cela nécessite une certaine régularité dans le calendrier des célébrations et dans la constitution du groupe. Ce dernier restant bien sûr ouvert. La suppression brutale et inexpliquée de certaines messes dans le mois a cassé le groupe et donc ces moments conviviaux. Les pratiquants réguliers ont pris l’habitude d’aller ailleurs (ou nulle part)
· Accueillir c’est aussi faire un bout de chemin avec ceux que l’on rencontre (Famille en deuil- Les écouter- Répondre à leurs questions- expliquer les symboles…) La formation est nécessaire.
§ se rencontrer avant d’annoncer (grâce à la fête des voisins par exemple)
§ être dans l’actualité économique, sociale, politique.
§ ne pas heurter les gens
§ être, soit même, « nourri » par la parole et les sacrements.
§ le décliner; le mettre en pratique, dans la commune par exemple.
§ se faire connaitre comme chrétien
§ célébrer dans la joie.
En conséquence qu’est ce qui vous semble prioritaire pour que l’Eglise vive et témoigne de l’Evangile en Seine Maritime en ce début de XXIème siècle ?
o Constatations :
§ Il est difficile d’entrer dans une église à moitié vide.
§ Les groupes de partage d’évangile semblent plus attractifs que la messe.
o Il est nécessaire
§ de mettre l’Evangile au centre de nos vies (paroles et actes- Réunions de partage d’évangile car elles dynamisent la vie ; elles permettent de mieux témoigner dans la vie courante.)
§ de se faire connaitre comme chrétien
· Exemple café débat, sur un thème d’actualité, dans une galerie marchande
· En favorisant les rencontres entre religions différentes
· En n’hésitant pas à se montrer mais sans ostentation.
· En contactant la presse pour signaler les actions réalisées (Thème des cafés débats- exposition…)
· Besoin de convivialité. (Voir les exemples au niveau de l’accueil)
o Besoin de fédérateurs; d’équipes motivées.
o Besoin des sacrements car on ne peut donner que ce l’on a reçu.
o Une communauté vivante célèbre dans la joie ; au minimum dans la sérénité.
o La place des laïcs, dans l’Eglise, devrait être plus importante. On pourrait les considérer vraiment comme des partenaires à part entière.
Notre Eglise diocésaine est organisée en 56 paroisses appelées à être des communions de communautés. En fonction des priorités retenues, quels rassemblements, quelles célébrations, quels responsables (ministères) vous semblent nécessaires, tant en paroisse que dans les communautés ?
· Rassemblements- Célébrations
o Il est essentiel qu’aucune communauté ne se sente abandonnée. Tout ne doit pas être dans l’église la plus importante, appelée parfois église mère: célébrations- Temps de prières- informations- signes accompagnant les temps forts…
o Groupes de partage de l’évangile là où les gens vivent. Un laïc peut animer ces réunions. Le prêtre n’y est pas obligatoirement présent ce qui ne veut pas dire qu’il y est indifférent.
o Catéchèse : dans la mesure du possible, qu’elle se déroule au plus près du lieu d’habitation des parents en ayant des groupes qui rassemblent éventuellement 1ère- 2ème et 3ème année. Cela suppose que le « programme » soit divisé en 3 fichiers A, B, C. Le fichier A sera étudié par tous les enfants la même année civile ; puis ce sera le fichier B puis le C.
o Célébrations enfants : elles peuvent se dérouler dans n’importe quelle église en tournant. Cette manière de faire permet d’ouvrir toutes les églises à tour de rôle et d’y témoigner ainsi d’une vie.
o Mariages- Inhumations-célébrés dans toutes les églises dans la mesure du possible. Les inhumations peuvent être célébrées par des laïcs formés. Parfois la présence du prêtre est indispensable (suicide- extrême jeunesse du défunt…)
o Lors d’un mariage, le prêtre est témoin du sacrement. Un laïc formé, « ordonné » ne pourrait-il pas jouer le même rôle ?
o Messe dominicale et lors des fêtes : là où le nombre d’église est encore restreint et les distances relativement courtes, célébrer 3 messes le week-end: une messe dans un même lieu tous les dimanches ; les autres messes peuvent tourner. L’expérience prouve que la suppression des messes dominicales casse la communauté et diminue la pratique religieuse, certaines personnes refusant de se déplacer. Lors des fêtes ne pas tout centraliser. Ex Si la messe de la veillée de Noël nécessite l’utilisation de la plus grande église, celle du lendemain peut être célébrée dans une plus petite.
o Une proposition pour être visible : avoir un local dans une galerie marchande où l’on pourrait se réunir, accueillir et faire le catéchisme. En effet les parents pourraient faire leurs courses pendant que les enfants seraient au caté. Inconvénients : le coût- le bruit- risque de vandalisme lors de certaines prises de positions de l’Eglise.
o Célébration de la parole
§ en semaine là où il n’y a pas de messe dominicale mais cela suppose du monde pour préparer et animer.
§ dans toutes les églises, éventuellement, en semaine. Cette célébration, ou plutôt, cette liturgie de la parole, devrait donner le besoin de rejoindre la messe dominicale. Alors tous les fidèles se retrouveraient le dimanche pour célébrer l’eucharistie. Beaucoup d’avantages (toutes les communautés sont prises en compte- la parole retrouve une grande importance- union autour de l’eucharistie) Un gros inconvénient : un nombre important de personnes nécessaire pour préparer et animer la liturgie de la parole.
· Responsables (Ministères)
o Quand les églises sont en nombre relativement restreint et qu’elles sont relativement proches les responsables sont essentiellement paroissiaux. (catéchèse- liturgie…) (Il faut aussi tenir compte du petit nombre de laïcs engagés.) Cependant, en cas de paroisse sans prêtre, il faudra nommer des laïcs responsables de communautés.
o L’idéal serait que les laïcs responsables, soient non seulement reconnus mais aussi proposés par la communauté et élus par tous. Il est important qu’ils soient formés. (L’importance de la formation croit avec la responsabilité.)
o Les laïcs ont besoin, d’un référent, d’un berger. C’est normalement le rôle du prêtre. Quand il y a des communautés, sous la responsabilité de laïcs, il y a risque de véhiculer l’image dune Eglise sans prêtre et surtout risque de création d’Eglises parallèles sous la houlette de quelques laïcs. Pourtant, quand le nombre de prêtre sera encore plus restreint, il faudra bien que quelques laïcs soient officiellement responsables de communautés locales. Ceux-ci devront rester en lien avec le prêtre pour assurer l’unité.
· . Diacre
o Nous pensons que rechercher des diacres relativement jeunes est globalement voué à l’échec. En effet,
§ le nombre de jeunes pratiquants est plus que limité
§ Les couples ont souvent charge d’enfants à éduquer. Jusqu’à la cinquantaine voire plus. Ils seront de ce fait relativement indisponibles.
§ Il y a le travail qui dépasse parfois largement les 35h ou dont les horaires ne sont pas compatibles avec cette charge.
par Alexandre - tags : synode baptisés sacrement Christ Evangile célébration berger ministère
Compte-rendu de la réflexion de cette équipe de 3 personnes :
1. Pour que l’Evangile soit vécu là où nous vivons, c’est-à-dire en maison de retraite médicalisée, il nous semble important :
- d’avoir la présence d’un prêtre pour célébrer l’Eucharistie et les sacrements de réconciliation et d’onction des malades.
- de rencontrer les visiteurs de malades qui peuvent faire le relai avec la paroisse et qui sont la présence de l’Eglise et un témoignage au sein de la résidence.
- de continuer à marquer les moments de fêtes liturgiques et à respecter le sentiment religieux des résidents (ex : « repas de Pâques » le Jeudi Saint et non le Vendredi Saint !)
- d’avoir la messe télévisée (Jour du Seigneur)
2. En ce début du XXIe siècle, notre monde a besoin plus que jamais de l’annonce de l’Evangile. Pour cela, une formation est souhaitable pour mieux connaître
3. Dans les paroisses, ces points semblent importants :
- de grands rassemblements marquants dans l’année, soudant les différentes communautés d’une paroisse au moment des fêtes (ex : procession pour
- la célébration de l’Eucharistie avec la présence d’un prêtre
- des temps de prière dans différents lieux de la paroisse sous la responsabilité de laïcs bénévoles
- la possibilité pour les laïcs de seconder le prêtre pour les travaux administratifs et de gestion
- un enseignement religieux confié à des laïcs bien formés
- un nombre plus important de diacres pour les missions de charité
Remarque :
L’échange autour du thème du synode a été très positif malgré le nombre réduit de participants. Certains, trop fatigués, n’ont pu participer. Des rencontres autour d’un passage de l’Evangile ont été demandées et pourraient être envisagées au sein de cet établissement.
LA PAROISSE, LA COMMUNAUTE : qu’en attendez-vous ?
- plus de contacts et de partenariat entre les paroissiens et les élus : expositions, concerts. Ce sont autant d’occasions de rencontres, d’ouverture sur l’art religieux contemporain ou pas grâce à l’ouverture d’églises parfois isolées.
- grands rassemblements : messe des moissons, messe de l’Armada qui permettent d’ouvrir à tous et d’accueillir des personnes plus éloignées de l’Eglise ; cela permet également de briser les barrières, les a-prioris qui sont ressentis à l’occasion des messes dominicales dans de plus petites églises.
- il faut plus d’échanges entre différents groupes de paroisses surtout quand la paroisse est grande : peut-être une journée de présentation des associations existant sur le plateau par ex.
- créer des occasions pour que les paroissiens se connaissent mieux : pélerinages, journées paroissiales, rallye...
- organiser du co-voiturage pour permettre aux personnes isolées d’aller à la messe.
- servants de messe : rencontres plus fréquentes à mettre en place.
- importance de parler des ministères : religieuses, diacres, séminaristes … une présentation. Qu’est-ce qu’un diacre, quelle est sa mission ?
- organiser plus de soirées prière au moment des temps forts de l’année liturgique : Carême, Avent, chemin de crois, adorations….. dans les villages.
CONCLUSION : Rassemblement plutôt qu’éparpillement !
Nous avons tout d’abord pensé que le préalable à toute réponse aux questions posées est la capacité de l’Eglise à s’adapter à l’époque dans laquelle nous vivons, c'est-à-dire le XXI ème siècle. Il ne s’agit pas de porter atteinte au dogme de l’Eglise ni d’amoindrir son influence mais son langage doit être audible et compréhensible pour tous ceux qui s’intéressent à son message.
La deuxième idée force c’est que l’Eglise doit être UNE et UNIE donc nous devons faire taire nos divisions pour avoir un message cohérent. Seul nous ne pouvons rien, il faut donc agir ensemble. Pour cela l’Eglise doit se montrer inventive.
Quatre propositions nous paraissent pouvoir nourrir le débat et répondre aux questions qui nous ont été soumises :
1) Il nous semble indispensable que les paroisses du diocèse et les paroissiens qui leur sont attachés se connaissent mieux en vue d’un échange fructueux. Ceci permettrait d’éviter un cloisonnement là où les barrières n’ont pas lieu d’exister.
Nous pourrions proposer :
- que des prêtres d’une autre paroisse viennent parfois prêcher dans les églises de notre communauté, et que notre curé aille de temps en temps célébrer une messe dans une autre paroisse,
- que les paroissiens de l’Eglise du Village se rendent à la messe à Saint Romain à l’invitation de cette paroisse pour mieux se connaitre (à titre d’exemple)
- Pour aller un peu plus loin et favoriser l’œcuménisme, pourquoi ne pas inviter de temps en temps un rabbin, un pasteur ou un imam ?
2) L’ouverture de l’Eglise et sa capacité à être inventive sont indispensables pour demain, il faut qu’elle donne davantage place au témoignage des chrétiens engagés dans la vie professionnelle et/ou associative et confrontés à des situations multiples.
Cette ouverture pourrait se manifester de plusieurs manières :
Par exemple les aumôneries pourraient davantage faire appel à des chrétiens qui témoigneraient auprès des jeunes des problématiques qu’ils rencontrent sur leurs lieux de travail et de la manière dont ils vivent l’Evangile.
Un médecin confronté à la souffrance et à la mort quel regard porte-t-il, en tant que chrétien sur la maladie ? Un chef d’entreprise contraint de licencier, quel regard, porte –t-il en tant que chrétien sur le profit ? Un juge qui doit sanctionner, quel regard porte-t-il en tant que chrétien sur la réinsertion ?
Il faut donner aux jeunes la vision d’un monde dans lequel les Chrétiens s’engagent et transmettre à ces jeunes, qui constituent le vivier de l’Eglise, l’envie de s’engager à leur tour.
Dans le même ordre d’idée, l’Eglise pourrait promouvoir davantage de lieux d’échanges entre chrétiens engagés dans la vie professionnelle ou associative qui partageant les mêmes valeurs. Notre société qui a besoin à la fois d’exemple, d’identification et de pragmatisme pourrait sans doute les écouter avec moins d’a priori.
3) Il faut que l’Eglise s’attaque aux grands enjeux de notre société et porte un message sur ces questions qui naissent à la faveur de l’actualité.
Nous pensons à deux sujets majeurs : la crise économique, financière et sociale que nous traversons et l’écologie qui est un sujet auquel les jeunes sont réceptifs.
C’est sur ce point qu’il est le plus difficile de formuler des propositions concrètes. En effet, ce sont des sujets, qui pour être considérés dans leur globalité et leurs nuances requièrent une technicité importante. Ces questions doivent être considérées au-delà du diocèse.
4) Pour que nos paroisses soient des communions de communautés priantes qui vivent et témoignent de l’Evangile et pour lesquelles tous les ministères sont essentiels, notamment grâce à l’octroi des sacrements, il faudrait davantage faire rayonner, dans la cité, la vie de l’Eglise, par des actions plus visibles et plus palpables.
A travers les grands temps de la vie liturgique, ne pourrions-nous pas imaginer que les Chrétiens se rassemblent ailleurs que dans les Eglises mais dans la ville pour témoigner physiquement de leur appartenance à une communauté. A titre d’exemple, le chemin de croix qui se déroule certaines années dans les rues de Rouen permet tout à la fois de rassembler les chrétiens des différentes paroisses, de sillonner la ville à travers un parcours religieux et quelque part d’interpeller lors des différents arrêts aux stations du calvaire ceux qui simplement regardent ou écoutent.les enfants sont demandeurs de telles rencontres.
1) Qu’est ce qui vous semble important, là où vous vivez, pour que l’Evangile soit vécu et annoncé ?
- Que le chrétien reçoive
- Que le chrétien soit présent à lui-même pour découvrir Dieu à l’œuvre dans son histoire, découvrir sa part d’humanité accomplie et convertir ce qui lui reste d’ombre et de ténèbres avec l’aide de l’Esprit.
- Que le chrétien s’ouvre aux autres en posant des questions, acceptant la contradiction (ne pas avoir ni raison ni le dernier mot) et en étant suffisamment proche pour que l’autre ait encore envie de faire un bout de chemin, qu’il se sente aimé et non jugé d’avance !
- Que le témoignage porte sur l’Espérance.
- Que le témoignage s’inscrive dans le partage. C’est agir contre la pauvreté (maladie, solitude, exclusion…) en montrant de l’amour de Dieu pour tous ! Il ne s’agit pas d’humanisme seulement, il y a une part de l’autre en soi et inversement mais parce que Dieu nous a faits enfants d’un même Père ! Pour qu’ensemble nous retrouvions la dimension verticale de la vie, va et vient entre le ciel et la terre.
- Que le témoignage s’appelle Amour. Aimer de l’amour de Dieu qui fait briller le soleil sur les bons et les méchants! Ne pas classer les bons et les méchants (rappel Luc 7, 36-50). Ne pas justifier nos peurs, nos égoïsmes mais les démasquer.
- Que notre foi soit annoncée aux jeunes, ne pas avoir peur d'investir pour eux sans attendre un retour immédiat et comptable.
2) Qu’est ce qui vous semble prioritaire pour que l’Eglise vive et témoigne de l’Evangile en Seine-Maritime en ce début du 21ème siècle ?
- Mettre
· Les salles d’attente
· Les magazines, blogs…
· Un catéchisme plus adapté, enseigné avec plus de réponses aux questions essentielles…, par des spécialistes si nécessaire.
· Un catéchisme au rythme plus convivial : 4 ou 5 fois par an, un week-end plutôt qu’une heure perdue dans la semaine au milieu d’exigences multiples ; avec d'éventuels temps avant ou après la messe (des Familles par exemple) plus fréquents que les week-end pour permettre aux enfants de se reconnaître comme groupe et d'avancer dans la connaissance de
- Ne pas compter sur les autres pour évangéliser, il n’y a pas que les services de mission qui doivent s’en charger !
- Mettre le souci des pauvres dans chacun des services et mouvements et pas le laisser aux seules œuvres caritatives.
- Mettre en place un rythme de prière et lecture de
- Mettre en place des rencontres de quartiers non fermées sur elles-mêmes pour que la lecture de
- Ne pas laisser le prêtre dans un rôle qui n’est pas le sien : gestionnaire d’une Eglise établie ! qui le condamne à la solitude et à confondre le monde, l’Eglise et l’entreprise ! Mais faire en sorte que la communauté lui permette d’être plus encore au service de
- Développer les accompagnements spirituels faits pas des laïcs formés ; le prêtre ne pouvant répondre lui seul aux demandes d’approfondissement de
- Décentraliser les formations et enseignements divers comme cela se fait déjà au grand bonheur de tous.
- Faire que l’Eglise apporte une réponse éclairée, inspirée aux questions modernes sans taire le ferment de l’Evangile et permettre à la liberté de conscience de cheminer.
- Permettre à chacun d’approfondir son ministère de
3) En fonction des priorités que vous avez retenues, quels rassemblements, quelles célébrations, quels responsables vous semblent nécessaires, tant en paroisse que dans les communautés ?
- Des rassemblements qui rappellent que le salut est une grâce et non le fruit d’un mérite, qu’elle est donnée à tous ce qui nous pousse à changer nos regards sur les autres et sur
- Des célébrations multipliant les forces des communautés parce que vécues dans la charité, dans l’histoire de l’Eglise locale et diocésaine, et rappelant la présence du Christ ici et maintenant !
- Des rassemblements autant que possible réguliers dans les lieux de culte, en appelant à des laïcs prédicateurs, frères prêcheurs, religieuses pour compléter, approfondir les lectures du dimanche.
- Des rassemblements festifs comme autour d’un barbecue, où les langues se délient, les contacts se prennent et l’Esprit Saint travaille !
- Des accompagnateurs spirituels formés ou des rassemblements qui permettent par petit nombre de mettre en route les cheminements pressentis par les croyants comme nécessaires.
- La mission précise des diacres peut être reconnue clairement au service de la communauté et peut démultiplier les forces d’évangélisation et de services en communion pastorale avec le prêtre, le curé.
- Un signe visible de notre appartenance au Christ (pas forcément
- Des personnes responsables d'aumôneries pas uniquement dans les grands lycées. Le mouvement sera peut-être faible mais il n'est pas normal qu'il ne soit pas proposé sans barrière. Etre dans l'établissement, c'est aussi dire aux jeunes qu'on les attend, qu'on est à leur disposition, à leur service, pour
- Notre diocèse a besoin d'une Pastorale des Jeunes dynamique avec des:
· Soirées prières (style Taizé) régulières (ne pas s'arrêter si le nombre espéré n'est pas venu, toujours inviter: montrer qu'on les attend!)
· Concerts annoncés largement (concerts gratuits à ne pas afficher que dans les aumôneries, beaucoup d'autres jeunes peuvent être intéressés: chercher à les "toucher"). Certains diocèses comme Lyon, Reims (avec les groupes Glorius, Raison d'être qui accompagnent des temps de louange régulièrement) montrent vraiment aux jeunes qu'ils veulent les aider à entrer dans une louange, une prière qui leur parle, qui leur fait sentir Dieu au plus profond d'eux-mêmes. Et proposer des actions de Fraternité, dont ils sont demandeurs. La notion d’universalité leur est familière et portée aussi par une analyse citoyenne (programme de Terminales : Citoyenneté et Mondialisation)
· Rassemblements toujours à développer (les jeunes en reviennent toujours chargés de souvenirs) en veillant à toujours intégrer toutes les sensibilités et les origines sociales et géographiques.